Fleurs muettes, ces mystérieuses silencieuses…
Pourtant très odoriférantes, le lys, le lilas, le muguet, l’œillet, le buddleia, le gardénia, le chèvrefeuille, le pittosporum, le seringa, le pois de senteur, la violette, la glycine, l’héliotrope ou encore la jacinthe, ne donnent ni essence ni absolu à se mettre sous le nez !
À ce jour, aucune technique traditionnelle de fabrication de parfum n’a permis de capturer leur délicate odeur.
Pourtant, on les retrouve souvent dans les ingrédients principaux de parfums connus et adorés. Mais ne vous y trompez pas : vous ne trouverez pas de muguet dans un parfum dit au muguet. Ni de jacinthe dans une création du même nom.
Il faudra le travail du parfumeur pour reconstituer l’odeur de ces fleurs, on appelle cela une reconstitution et à chacun sa façon de la percevoir et de la restituer.
Une reconstitution est un mini-parfum qui est constitué d’une dizaine de constituants environ, à la fois de synthèse et naturels.
Dans l’atelier de création de parfum SILLAGE & SENS, nous utilisons la molécule de synthèse appelée Ionone pour obtenir l’odeur de la violette. Dans ce cas particulier, ce n’est pas une reconstitution puisque la molécule elle-même sent déjà beaucoup l’odeur de la violette.
En naturel, il existe l’essence de feuilles de violette qui ne sent pas la violette, mais qui a une odeur verte très singulière.